RÉCUPÉRATION D'EAU DE PLUIE / CSTB & ARRÊTÉ DU 21 AOÛT 2008

Calculateur de récupération d’eau de pluie

Estimez le volume optimal de votre cuve de stockage d’eau pluviale selon votre surface de toiture, la pluviométrie locale et vos besoins réels.

Estimez avec précision le potentiel annuel de récupération d’eau de pluie de votre toiture et dimensionnez le volume optimal de votre cuve de stockage selon l’Arrêté du 21 août 2008 et les recommandations du CSTB.

PARAMÈTRES DU CALCUL
RÉSULTAT DU CALCUL CSTB / NF EN 1717
Volume de cuve recommandé (stockage utile) 3 797 Litres (arrondi comm. : 4 000 L / 4,0 m³)
Volume annuel récupérable : 68 850 L | Besoins annuels : 66 000 L | Taux de couverture : 100,0 %

Dimensionnement optimal garantissant 21 jours de réserve de sécheresse et le déversement annuel par trop-plein autonettoyant.

FORMULES & RÈGLES DE CALCUL

Pluie récupérable (L/an) = Surface toiture (m²) × Pluviométrie (mm) × Coeff. toit (0,85) × Coeff. filtre (0,90)
Besoins annuels (L/an) = (Jardin m² × 60 L) + (Personnes × 18 000 L)
Volume cuve utile (L) = Min(Pluie récupérable, Besoins) × (21 ÷ 365)
LE PRINCIPE DU TROP-PLEIN AUTONETTOYANT

Une cuve bien dimensionnée doit déborder 3 à 5 fois par an pour évacuer les pollens et particules flottantes via le siphon de trop-plein, maintenant une excellente qualité d’eau.

Méthode de dimensionnement d’un récupérateur selon le CSTB

1. Renseignez la surface projetée de votre toiture au sol en m². 2. Indiquez la pluviométrie moyenne de votre département (en mm/an). 3. Choisissez le coefficient d’écoulement selon le revêtement de toiture. 4. Précisez la surface de jardin à arroser et le nombre d’habitants du foyer.

Exemple concret d'application

Toiture de 120 m² en tuiles (coeff. 0,85), pluviométrie de 800 mm/an, filtre 0,90: Volume récupérable = 120 × 800 × 0,85 × 0,90 = 73 440 litres/an. Besoins pour 250 m² de jardin (15 000 L) et 3 personnes (54 000 L) = 69 000 L/an. Cuve recommandée (réserve de 21 jours) = 69 000 × (21 ÷ 365) ≈ 3 970 litres (cuve de 4 000 L).

Recommandations techniques & Sécurité

En France, l’Arrêté du 21 août 2008 interdit strictement l’usage d’eau de pluie pour la consommation humaine (boisson, cuisine, douche). Toute connexion avec le réseau d’eau potable doit être disjointe par surverse totale avec garde d’air (norme NF EN 1717). Déclaration obligatoire en mairie si rejet au réseau d’assainissement collectif.

Sources & Références normatives :
Arrêté du 21 août 2008 relatif à la récupération des eaux de pluie et à leur usage à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments (Légifrance) et Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB).

GUIDE D'UTILISATION PRATIQUE

Planification de votre installation de récupération

Suivez ces 3 étapes recommandées par les professionnels de la gestion des eaux pluviales :

01 Mesurer la surface de toiture

Calculez la surface au sol projetée horizontalement de votre toiture, avancées de toit incluses.

02 Définir les postes d’usage

Précisez si l’eau servira uniquement pour l’arrosage du jardin ou alimentera également les chasses d’eau et le lave-linge.

03 Choisir le gabarit de cuve

Sélectionnez le volume standard immédiatement supérieur (ex. cuve aérienne de 1 000 L ou cuve enterrée de 3 000 à 5 000 L).

Assistance & Précision : Ces calculs reposent sur les normes techniques françaises en vigueur (DTU, CSTB, ADEME, URSSAF). Pour toute question spécifique ou besoin d'ajustement, contactez notre équipe d'ingénierie.

QUESTIONS FRÉQUEMMENT POSÉES (FAQ)

Quels usages de l’eau de pluie sont autorisés en France ?

L’arrêté du 21 août 2008 autorise l’eau de pluie pour l’arrosage du jardin, le lavage des véhicules, l’alimentation des chasses d’eau de WC et, à titre expérimental, le lavage du linge avec filtration adaptée. Toute utilisation alimentaire ou corporelle est strictement interdite.

Pourquoi une cuve ne doit-elle pas être trop grande ?

Une cuve doit déborder naturellement au moins 1 à 2 fois par an par un siphon anti-rongeurs pour évacuer les poussières et pollens flottants en surface, évitant ainsi le croupissement et les mauvaises odeurs anaérobies.

Quelle est la pluviométrie moyenne en France métropolitaine ?

La pluviométrie varie de 600 mm/an (Bassin parisien, pourtour méditerranéen) à plus de 1.100 mm/an (Bretagne, piémont pyrénéen, contreforts alpins), avec une moyenne nationale de 750 à 800 mm par an.

Cuve en béton ou en polyéthylène (PEHD) ?

La cuve en béton neutralise naturellement l’acidité de l’eau de pluie par dissolution lente de sels minéraux et résiste aux nappes phréatiques. La cuve PEHD est plus légère, facile à installer dans un jardin sans grue de levage et 100 % étanche.

Faut-il déclarer une cuve de récupération d’eau de pluie en mairie ?

Une déclaration en mairie est obligatoire dès lors que les eaux de pluie récupérées sont rejetées dans le réseau public d’assainissement collectif (usage WC ou machine à laver), selon l’article R. 2224-19-4 du CGCT.

Quelle est la règle de séparation entre le réseau d’eau de pluie et l’eau potable ?

Tout raccordement direct entre le réseau d’eau potable et le réseau d’eau de pluie est interdit. Le système doit comporter une disconnexion par surverse totale avec garde d’air visible (norme NF EN 1717 type AA ou AB).

Comment dimensionner une cuve pour 3 semaines de réserve ?

La formule préconisée par l’ADEME et le CSTB retient la plus petite des deux valeurs entre le potentiel de collecte annuel et les besoins annuels, multipliée par 21/365 (soit 3 semaines d’autonomie de stockage).

Quels filtres sont nécessaires avant l’entrée dans la cuve ?

Installez un filtre à panier ou à cascade autonettoyant avec un maillage de 0,5 à 1 mm (500 à 1.000 microns) en amont de la cuve, complété par des crapaudines au niveau des naissances de gouttières pour retenir les feuilles mortes.

Combien coûte l’installation d’une cuve enterrée de 5.000 litres ?

Le coût d’une installation complète (terrassement, cuve béton ou PE, groupe hydrophore et filtres) se situe entre 3.500 € et 6.500 € TTC posée par un terrassier professionnel.

Peut-on bénéficier d’aides ou de crédits d’impôt pour une cuve de pluie ?

Certaines agences de l’eau régionales, métropoles et collectivités locales proposent des subventions d’équipement allant de 500 € à 2.000 € pour la gestion des eaux pluviales à la parcelle (infiltration et rétention).